3 novembre 2016

Au village, sans prétention…

À pied d’œuvre. Les Sables-d’Olonne, nous voilà ! Au cœur de l’événement. Enfin presque, parce que les pontons du Vendée Globe, ça se mérite.
Pour le visiteur lambda – ils étaient trois cent mille la première semaine, plus de trois cent quatre-vingt mille la deuxième, le village de Port-Olona ayant ouvert le samedi 15 octobre  –, il n’y a pas beaucoup le choix : le chemin est parfaitement balisé. Trop ? On peut parfois se le demander, car Vigipirate est venu se greffer au gigantisme d’une manifestation qui, à chaque nouvelle édition, prend de plus en plus d’ampleur.


Le public n'a pas toujours la chance de voir un skipper sur son bateau. Jean-Pierre Dick, très sollicité hier, n'en a pas perdu le sourire pour autant. (Photo CTG)


2 novembre 2016

Un tour de « foilie »

Le 12 mars 1993, Alain Gautier, sur Bagages Superior, boucle le deuxième Vendée Globe de l’histoire en revenant aux Sables-d’Olonne après 110 jours et 2 heures de mer, à la moyenne de 9,58 nœuds.
Moins de six semaines plus tard, le 20 avril, Bruno Peyron et ses quatre équipiers, sur le catamaran Commodore Explorer, s’offrent le premier tour du monde en moins de quatre-vingts jours (79 jours et 6 heures), et s’adjugent le premier trophée Jules-Verne, avec une moyenne de 14,39 nœuds.
Le 27 janvier 2013, François Gabart, sur Macif, remporte la septième édition du Vendée Globe et remonte le mythique chenal après 78 jours et 2 heures, affichant 15,30 nœuds de moyenne sur l’eau ; un peu plus de trois heures plus tard, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) le rejoindra au ponton. Ils sont les deux premiers solitaires au monde à boucler la circumnavigation en moins de quatre-vingts jours, Alex Thomson, troisième, ratant le coche pour moins de vingt heures.
Il n’aura donc pas fallu vingt ans pour qu’un monocoque mené en solitaire fasse bien mieux qu’un multicoque en équipage ! Quel sport mécanique peut se targuer d’une telle évolution en si peu de temps ?

1 novembre 2016

Des outsiders, des bizuths, des aventuriers

Quatorze bizuths, quasiment la moitié du plateau, ce n’est pas rien. Quatorze bizuths, dont un outsider avec un bateau neuf, Morgan Lagravière (Safran), avec lequel on n’a pas manqué de faire la comparaison avec le dernier vainqueur du Vendée Globe, François Gabart. Voile olympique, Figaro, IMOCA, les parcours sont similaires. Pour la suite, wait and « sea »...

Après Joé Seeten, Thomas Ruyant sera le second Dunkerquois au départ,
(Photo Jean-Marie Liot - DPPI - Vendée Globe)

Parmi les treize autres novices du tour du monde, nous aurons évidemment les yeux de Chimène pour notre ami dunkerquois Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord), mais nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement.